De Conques à Albi en passant par Rodez

Loin des Hautes Alpes pendant plus d'un mois, je n'en ai pas moins vécu de beaux moments, dont cette balade d'une journée, cadeau d'anniversaire pas banal, que j'avais envie de partager ici. 

 

En partant du Cantal, la route est belle jusqu'au village médiéval de Conques dans l'Aveyron. Ça faisait un moment que j'avais envie de découvrir Conques et son abbatiale et c'est à pied que ce village niché en pleine nature se révèle aux promeneurs.

 

J'ai toujours eu un faible pour la beauté tout en sobriété de l'architecture romane. J'ai appris plus tard que l'on doit à Prosper Mérimé, alors inspecteur général des Monuments Historiques la redécouverte et restauration de l'abbatiale en 1837, alors promise à la destruction... 

 

Avant goût de Rodez et du musée Soulages, les vitraux dessinés et installés par l'artiste, puits de lumière en parfaite harmonie avec l'édifice.

 

La hauteur de la nef et du choeur est vertigineuse, les piliers majestueux, tout appel au silence et au recueillement. Pas étonnant, que Conques soit une des étapes du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. D'ailleurs le village a développé son tourisme autour de cette thématique du pèlerin, ce n'est pas ce que j'ai préféré mais on ne peut pas leur en vouloir. Surtout quand les chemins de Saint-Jacques en France sont inscrits au patrimoine mondial.

 

 

Avant de visiter le musée Soulages, je me suis régalée au Café Bras, restaurant du musée où le chef Christophe Chaillou propose une cuisine fine, tout en harmonie de saveurs avec notamment des alliances de plantes aromatiques dans la lignée de la famille Bras. 


L'architecture du musée, surprenant enchainement de volumes parallélépipédiques couleur rouille, est l'écrin parfait pour accueillir les deux donations faites par Pierre Soulages et sa femme à sa ville d'origine. La collection regroupe des oeuvres de jeunesse, des peintures sur toile et papier qui témoignent de l'évolution de son travail et recherche artistique. Mais aussi la totalité des oeuvres imprimés (eaux-fortes - magnifiques-, lithographies et sérigraphies), des bronzes, les travaux préparatoires aux vitraux de Conques et un fonds documentaire rassemblé par l'artiste.

 

Je vais laisser à d'autres le soin d'analyser son oeuvre. C'était la première fois que je me trouvais face au travail de Pierre Soulages et je n'oublierais pas l'émotion ressentie devant ses tableaux ou oeuvres imprimés. Comment le regard est happé par cette peinture, par ce que l'on devine dans les perspectives, par la lumière incroyable qui s'en dégage, par toutes ces variations de couleurs que prend l'Outrenoir.

 

 

On a ensuite mis le cap sur Albi, belle cité épiscopale sur les bord du Tarn. La lumière de fin de journée était un peu sombre et on n'a pas pu rester très longtemps. Juste le temps d'avoir envie d'y revenir pour passer quelques jours et de visiter le musée Toulouse Lautrec situé dans le Palais de La Berbie, autre architecture médiévale, imposante et belle.

 

En une journée, j'en ai pris plein les mirettes et fait le plein d'émotions sensorielles, multiples et variées, tout en me disant que même si... la France est d'une richesse incroyable.

 

 

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Commentaires : 2
  • #1

    Francoise Bonfante (lundi, 02 novembre 2015 21:08)

    Mariée a un cantalou, fille d'un aveyronnais, je ne peux qu'approuver !!!

  • #2

    Frédérique (mardi, 03 novembre 2015 10:19)

    Effectivement !!!