Connaissez-vous les bienfaits du Gombo ?

Il ne sera pas ici question de recettes culinaires à base de gombo car je ne sais pas encore très bien comment gérer la gomme mucilagineuse qui se transforme au contact de l'eau en substance épaisse et visqueuse. Dit comme ça, ce n'est guère ragoutant mais ce légume, typique de l'alimentation africaine, et se retrouvant aussi dans le sud de l'Europe, en Inde, en Asie, au Moyen Orient, aux Antilles et en Amérique du Sud, doit forcement agrémenter des recettes intéressantes. 

 

C'est la partie bienfait pour la santé que je vais aborder, en vous contant mon expérience de cures de gombo. Tout a commencé dans l'épicerie asiatique Soja de Gap, où je m'approvisionne en citronnelle, citrons verts, Nuoc Mam, sauce Soja et autres soupes noodles de paresseux.

Le couple de vietnamiens propriétaires de l'épicerie sont des gens charmants, toujours prêts à partager des idées et astuces de cuisine. Et puis un jour, ce fut une feuille A4 sur le comptoir énumérant les principes actifs et propriétés du gombo ou okra, ainsi que les nutriments que l'on y trouve, qui a attiré mon attention.

 

A savoir : antioxydants, fibres alimentaires, manganèse, vitamine K, calcium, magnésium, fer, cuivre, vitamines B2, B3, B6, B9 et vitamine C, excusez du peu (pour savoir en détail ce que ces nutriments apportent, cliquez ici). On croirait lire la composition des compléments de vitamines et oligo-éléments contenus dans des gélules de labos pharmaceutiques, sauf que là tout est concentré dans un légume. 

 

Face à mon interrogation, cet épicier prosélyte m'a raconté comment il avait, en quinze jours de cure de gombo, réussit à se débarrasser de terribles douleurs articulaires de hanche (à tel point que son rhumatologue lui-même s'est penché sur le cas gombo). Sans faire étalage de mes douleurs intimes - celles et ceux qui souffrent d'hallux valgus comprendront - j'ai immédiatement sauté sur l'occasion, prête à tester moi aussi ce remède miracle (si tenter que l'on peut sauter quand on a mal aux pieds).

 

Bref, je suis repartie avec mon petit stock et la posologie de cette cure de quinze jours. Soit quatre gombos dans la journée, deux dans la matinée et deux le soir, que vous coupez en rondelles ou dans le sens de la largeur, c'est vous qui voyez. Vous les mettez dans un petit bol recouvert d'eau et vous attendez au moins deux heures que cette fameuse gomme mucilagineuse produise sa substance gélatineuse. Vous vous munissez ensuite d'une paille que vous aurez raccourcis pour pouvoir aspirer ce liquide et vous mangez le reste (vous pouvez aussi le faire sans paille). Ça n'a pas réellement de goût sinon un côté frais pas désagréable. Je m'y suis tenue quotidiennement pendant quinze jours. Et l'amélioration, puis la disparition des douleurs, ont été effectives la deuxième semaine. Comme pour tout remède, il y a quelques effets secondaires minimes, en l'occurrence diurétique et laxatif. Et si vous avez les intestins fragiles, évitez les graines qui peuvent irriter. 

 

Voilà, un remède vraiment slow et naturel. Comme toute cure, il est bon de la refaire de temps en temps. Anti-douleur, antiseptique, bon pour le cholestérol et efficace contre le diabète, ce gombo est un petit miracle de la nature. Pour ce qui est de le cuisiner, on verra plus tard. Je me contente pour l'instant d'en croquer de temps en temps. Mais si vous avez des idées, je suis preneuse, alors envoyez moi un petit mail

 

Tschüss et bon week-end !