Exposition Maia Flore et Guillaume Martial - Galerie du théâtre

Jusqu'au 16 avril, la Galerie du théâtre La Passerelle vous propose une exposition des travaux et recherches photographiques de Maia Flore et Guillaume Martial, lauréats 2015 du prix HSBC pour la photographie. N'attendez pas la dernière minute pour aller la voir et profitez donc des vacances pour y emmener vos enfants. Je l'ai visité une première fois en même temps qu'une classe de CP et les réactions des enfants étaient à la fois très amusantes et intéressantes.

 

Ces deux jeunes artistes ont en commun de se mettre en scène dans des espaces et des paysages avec une esthétique et une recherche propre à chacun. La poésie, la légèreté, l'étrangeté parfois qui se dégagent de leurs images nous invitent à entrer dans une histoire. A poser un regard différent sur ces espaces et décors dans lesquels s'inscrivent leur corps, avec lesquels ils jouent, nous révélant ainsi un sens nouveau. C'est surprenant, troublant, intriguant, amusant et en aucun cas ne laisse indifférent. 

 

A ma première visite, c'est l'univers de Maia Flore qui m'a immédiatement séduit. A la seconde, j'ai pénétré celui de Guillaume Martial avec délectation.

Maia Flore fabrique des images qui transfigurent le réel et où le paysage est comme un terrain de jeu dans lequel elle dispose sa personne, plus sujet agissant que modèle. Avec sa longue chevelure blond vénitien et sa peau diaphane, elle traverse des paysages dépouillés ou les survole suspendue à des objets improbables. Nous ouvrant ainsi une porte sur le rêve et l'imaginaire. 

 

Le travail et le rapport à l'espace urbain chez Guillaume Martial est fort différent (c'est ce qui fait d'ailleurs la richesse de cette double exposition). Le personnage qu'il met en scène dialoguant avec cet espace urbain et les éléments du décor bouscule notre perception habituelle. Si l'une de ses séries s'intitule Parade, ce n'est certainement pas dû au hasard. Car il a effectivement du Tati dans cette manière burlesque qu'il a d'inscrire son corps dans l'architecture urbaine. Un corps qui possède la rigueur des entrainements sportifs (il a été patineur artistique de haut niveau pendant dix ans) et le geste poétique. Il évolue dans un cadre et des contraintes avec humour et légèreté. Mais ne nous y trompons pas, comme chez Jacques Tati, cette fantaisie burlesque pose la question de notre place face à notre petit monde toujours plus absurde. 

 

Que vous dire de plus, sinon d'aller voir cette exposition, qui après avoir été exposée dans six galeries en 2015, s'est posée à la Galerie du théâtre La Passerelle.

 

La Galerie est ouverte du mardi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h. Et le samedi de 10h à 13h.

Entrée libre.

 

Tschüss et à bientôt.