Les chroniques du potager : saison 2016 #4 (avril)

Dernière chronique du mois d'avril, car à part deux trois petites choses à faire - enrichir la terre de trois parcelles et semer encore quelques pommes de terre - le reste se fera en mai, après les Saints de glace. 

 

Je suis donc montée au potager hier après-midi avec mon petit programme : semer les pommes de terre, de la laitue à couper et déplacer une rhubarbe qui chaque printemps repousse mais n'arrive pas à se développer (lui en donner la possibilité est la moindre des choses que l'on puisse faire). J'ai posté pour m'amuser ma tenue de potager sur Instagram, clin d'oeil à une amie qui vient de sortir un excellent livre - textes et illustrations - sur la mode en réseau. Ou comment les réseaux sociaux, terrain de jeux narcissiques, ont bouleversé le rapport au style et à la mode, ainsi que la communication de différentes industries. Ce type de photo est un grand classique de certaines tribus. Si vous êtes adeptes, notamment d'Instagram, vous savez de quoi je parle, sinon cliquez sur le lien pour en savoir plus. 

Retour au gros du boulot de l'après-midi, les semis de patates. J'ai bien cru ne pas en voir le bout, parce que cette année mes beaux-parents souhaitant avoir deux variétés (Mona Lisa et rattes) ont acheté deux cagettes d'une soixantaine de semis chacune, soit le double de l'année dernière pour un même espace. Evidemment, je n'ai pas pu tout semer et il faudra donc réfléchir pour l'année prochaine à un autre moyen d'approvisionnement ou à faire nos propres semis. 

 

Il a fallu travailler à la grelinette un autre bout de parcelle pour pouvoir en mettre le maximum, fertiliser un peu la terre et en avant les sillons, les rangs et le travail intense des cuisses. Ceci dit, je ne me plains pas. Je préfère travailler mes muscles en plein air en faisant une activité utile et agréable que de m'éreinter en salle de sport. 

 

Sinon, j'ai semé quelques graines de Phacélie, fleurs mauves mellifères pour engrais vert, séparant ainsi le plant d'absinthe des semis de pommes de terre, car si l'absinthe est utile au jardin - elle a un effet répulsif pour certains insectes comme le puceron - elle peut aussi avoir un effet inhibiteur sur la croissance des plantes environnantes. Nous verrons ce qu'il en est pour ces fleurs, j'espère qu'elles pousseront parce que c'est très joli. Et puis aussi deux petits rangs de laitue à couper à côté des pois qui commencent à percer, tout comme les épinards et l'ail. Le premier vrai plaisir est là, quand les graines et semis ont germé et que les premières feuilles sortent de terre. Les premières fleurs des fraisiers apparaissent aussi, l'estragon repousse et la ciboulette est belle au bout de deux saisons (vous l'entendez mon soupir de satisfaction ?). 

 

Je suis rentrée fourbue pour apprendre la mort de Prince. Encore un artiste lié à ma jeunesse et à des souvenirs qui s'en va. Prince ayant tout supprimé et verrouillé sur Internet, je vous laisse fredonner ou chanter à tue-tête votre morceau préféré. J'ai Kiss dans la tête depuis ce matin et j'aurais bien réécouter Sign of the Times. Parce que j'ai adoré ce morceau et l'album et, que je le veuille ou non, sa disparition est un signe du temps qui passe...

 

Sur ce je vous laisse, comme d'habitude, avec une galerie de photos du potager (vous pouvez cliquer dessus pour les agrandir). Et je vous souhaite un excellent week-end ! Tschüss et à +

 

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