Les chroniques du potager : saison 2016 #7 (juin)

Fleur de pommes de terre
Fleur de pommes de terre

Quelques nouvelles du potager, que je rédige face à la Manche opalescente, à Wimereux, où je suis venue aérer la villa après un hiver humide et sans chauffage. Et trier mes affaires car j'ai encore pas mal (trop) de choses et que je ne vais pas tout déménager dans les Hautes Alpes. 

 

J'ai profité de la grève SNCF pour passer du temps au potager avant mon départ et y faire ce qui devait être fait. Et j'ai opté pour le co-voiturage, moins cher et plus sûr. Evidemment, j'ai laissé à Gap mon cahier / journal du potager, ce sera donc une chronique rédigée de mémoire. 

En semant les fèves, j'avais bien noté dans un coin de ma tête, qu'une de ses particularités était d'attirer les pucerons noirs.  On l'a constaté, merci. En voyant les plans envahis et en lisant les effets de ces colonies sur la plante, j'ai tenté un traitement au savon noir. J'aurais dû le faire plus tôt, dès leur apparition, parce qu'ils ont fait du dégât. On verra ce que ça va donner et on le saura pour l'année prochaine.

 

Autre désappointement dont je suis responsable, l'échec des premiers semis de haricots. Je les ai semés trop profondément, oubliant que la graine doit voir la semelle de la chaussure (il faut toujours écouter la sagesse des anciens). Avec la semaine de pluie qui a suivi, les graines étouffées n'ont pas germées, à part une variété qui y est parvenu sur un rang. Donc rebelotte avec 5 nouveaux rangs qui donneront en même temps... on va se faire des ventrées de haricots frais. 

Depuis qu'on s'est mis à cultiver le potager familiale, je dois vous avouer que ma plus grande fierté, ce sont quand même les petits pois. A part les tuteurer (et là on a écouté les conseils des anciens et utilisé des branches de noisetiers pour qu'ils s'accrochent) et les buter, ça pousse tout seul, sans parasites et je me réjouis par avance, en voyant les cosses se former, des pois frais dont on va se régaler. 

 

Par contre, je vais abandonner les épinards au printemps. Dès les premières chaleurs, ils montent en graine et on en profite pas assez. J'en ressèmerai en août pour une récolte en automne. Le ratio boulot/récolte sera peut-être plus intéressant. 

 

Le temps pluvieux nous aura fait prendre un peu de retard mais le jardin en a bien profité. C'est la première année où nous plants de pommes de terre sont si beaux. Finalement, on a réussi à planter nos 20 plants de tomates. On a choisi plus de variétés que l'année dernières, avec des jaunes, des vertes, de la cornue des Andes et puis toujours quelques coeurs de boeuf et des rouges précoces. 

 

Avant de partir, je voulais aussi mettre en terre mes semis de panais. 53 mine de rien. Je ne m'attends pas à ce que tous se développent, les plus forts survivront. Et enfin, 4 plants de poivrons, que viendront rejoindre mes semis d'aubergines quand ils seront un peu plus développés. 

 

Partir quinze jours, ce n'est pas si mal. Le jardin sera encore plus beau à mon retour. Je l'ai laissé entre les mains de l'amoureux qui va se charger des courgettes et des bettes. Et on sera bon ! 

 

Tschüss et à plus.