Chronique en vrac #1 : c'est beau l'automne mais...

Oyez lecteurs, lectrices, je ne sais pas comment vous vous sentez en cet mi-novembre mais moi je suis FATIGUÉE ! Voilà, c'est dit. Pas forcement super vendeur mais cela explique en partie mon manque d'assiduité à écrire et publier. 

 

Il parait que c'est normal, cette baisse d'énergie. L'hiver approche, on le sait, on le sent, malgré le flamboiement des couleurs automnales. Et quand le corps s'y met, en mode mini-infections, la tentation du repli est grande (et la culpabilité de remettre à plus tard aussi). 

 

Bref, je suis fatiguée et il est plus que probable que les informations diffusées via les newsletters que je reçois et les fils d'actualités sur les réseaux sociaux y contribuent aussi. Comme la concomitance de l'élection de Donald Trump et de la disparition de Léonard Cohen.

Mercredi 9 novembre, matin, j'apprends la nouvelle de l'élection de Trump, je me souviens que Michael Moore l'avait prédit en juillet, ça ne me réjouit pas particulièrement que cet homme se retrouve président des EU, mais ce qui m'agace finalement au plus au point, se sont les réactions horrifiées qui défilent sur les réseaux sociaux. Sur cette forme d'hystérie collective, la jeune Tatiana Ventôse a parfaitement résumé mon sentiment, prenez 3 mn pour l'écouter

 

Au delà de ce que cette élection dit du monde dans lequel nous vivons, c'est surtout le problème que pose les bulles de filtrage et le cocon numérique façonné par les algorithmes et récoltes de données mis en place par les réseaux sociaux qui m'ont une nouvelle fois sauté aux yeux. Comme le dit si justement cet article, ma planète Facebook (pour ne mentionner que celle-ci) n'est pas la planète. Que ce réseau ne nous propose que des contenus déclenchant des émotions positives, des contenus que nous pouvons aimer et partager en toute tranquillité avec des personnes qui pensent comme nous, finit par masquer la réalité. Aucun de mes contacts n'est pro-trump, normal ils me ressemblent, aucun n'est pro-Front National (pour les même raisons), mais pour autant ces électeurs existent et il faudrait voir à ne pas l'oublier l'année prochaine. 

 

Et puis la neige s'est mise à tomber.

Vendredi 11 novembre, matin, je me lève après une bonne nuit de sommeil, à Briançon, où l'on passe le week-end avec l'amoureux. Et j'apprend la mort de Léonard Cohen. Je n'ai jamais écouté Donald Trump, donc je ne connais pas sa voix, par contre celle de Léonard m'est plus que familière. On a passé la journée à l'écouter au gré de l'excellente programmation de FIP. Plus que de la tristesse, c'est surtout le regret qu'à nouveau disparaisse le talent, la poésie et l'élégance. Comme lorsque David Bowie a tiré sa révérence. Everybody knows that's how it goes, mais quand même.

 

Et puis en filigrane des commémorations du 11 nov., se profilait celle du 13. Dont je n'ai pas besoin pour y penser. Pas tous les jours, mais c'est là. 

 

Je ne sais pas si tout cela mis bout à bout explique mon état. Mais rassurez-vous, je vais bien malgré tout :-) A très vite et dans de meilleures conditions. Tschüss !