Chronique en vrac #4 : de l'hiver au printemps

Ça faisait un bail que je n'étais pas allée chez mes beaux-parents et que je n'avais pas mis les pieds dans le potager familial. Qui se repose et j'en ferais bien autant. Il y a, épars, quelques repousses de cébettes, mangeables ou non, nous verrons bien. La douceur de l'air, le retour des oiseaux, les premiers bourgeons, y'a pas de doute, le printemps s'annonce. Assise sur le banc au soleil, à regarder cette terre vierge, je me suis dit qu'il était temps que je commande des graines pour faire quelques semis. Bientôt, je ressortirai le cahier du potager pour tracer un nouveau plan et cette perspective m'enchante. Le retour à la terre sera une fois encore ma soupape de décompression, les moments où j'oublie tout et où mon cerveau se met en veille. 

 

Et si vous vous demandez si j'ai réussi à régler ce problème de gestion du temps. Et bien le fait de me choper un rhume carabiné accompagné d'une petite bronchite m'a permis de relativiser un peu. 

Mireille Mathieu, gravure de Gérard Boisard et Corto Maltese
Mireille Mathieu, gravure de Gérard Boisard et Corto Maltese

J'ai vraiment eu du mal pendant ce mois de janvier, avec un nouveau rythme de salariée, à m'accorder des plages de temps pour autre chose. Ecrire les différents articles qui sont dans les tuyaux, terminer mon tricot, travailler mon intervention sur Valentine de Saint-Point. Pour ne citer que celles-là.

 

J'alimente plus facilement mon compte Instagram d'instantanés quotidiens (alors qui m'aime me suive comme on dit). 

 

Il faut que je récupère de l'énergie, que je laisse sur leur lieu de travail les dossiers et questions à régler, pour que cesse la frustration de ne pas faire ce que j'ai envie de faire !

 

Mais j'ai aussi de belles contre-parties, comme cette gravure de l'artiste Gérard Boisard qui a été gravée sur la presse d'Achille Mauzan. C'était un mardi matin, au Musée muséum départemental des Hautes-Alpes, jour de fermeture. Il était venu avec ses encres et tubes de peinture, le matériel nécessaire, des plaques gravées pour tester cette presse qui n'avait plus fonctionné depuis des décennies. Gabriel Carnévalé, petit-fils de Mauzan, auquel ont doit le prêt des gravures qui sont actuellement exposées au musée, avait rapporté des plaques de cuivre gravées par son grand-père. Ce fut un moment privilégié. De voir comment se préparait une gravure, l'encrage des plaques, le moment où l'on pose plaque et papier sur la presse. Cette roue, comme celle d'un bateau, que Gabriel a manoeuvré et qui lui rappelait des souvenirs d'enfance. Et l'instant attendu où l'on découvre le résultat. Je ne m'attendais pas du tout à ce que Gérard me signe et dédicace cette gravure (je n'ai pas été la seule, cet homme est généreux). C'était déjà bien d'être là en spectateur attentif et ce cadeau n'en est que plus appréciable.Tout comme le sujet, parce que franchement je n'aurais jamais imaginé exposer un jour Mireille Mathieu chez moi. Mais comme vous voyez, elle a trouvé sa place à côté du buste de Corto Maltese.

 

Je ne vais pas énumérer une fois encore les publications en attente (le teasing a ses limites) mais rester attentifs et attentives, il se peut que ce soit plus rapide que prévu.

 

Allez, tschüss et à plus. La suite en images.