Chronique en vrac #6 : Valentine de Saint-Point

Je l'avais mentionné dans cette chronique là, avec l'affiche du colloque reçue dernièrement et le programme des festivités, la préparation de mon intervention est devenue une réalité et une nécessité. 

 

J'ai donc profité de ma longue semaine de congé pour me replonger dans mes notes, mes bouquins sur l'histoire du Moyen Orient, sur le mythe de l'Orient, sur le contexte géopolitique à l'arrivée de Valentine de Saint-Point au Caire fin 1924. Ça tourbillonne dans ma tête, ça se précise tout en étant encore un peu flou dans un mélange d'excitation, de stress et de plaisir surtout, qu'un colloque universitaire mette en lumière différentes facettes de la vie artistique, littéraire et politique de cette femme. 

 

Je ne saurais dire à quelle date précisément elle est apparue dans ma vie. Mais c'est à la lecture de l'essai de Malek Chebel, Du Désir, que j'ai découvert son existence. Elle y était citée pour avoir écrit Le Manifeste Futuriste de la luxure en janvier 1913. Ce fut le début d'une longue recherche pour en savoir plus. 

Cette recherche m'a menée aux archives du Musée Rodin, à la Bibliothèque Nationale, aux bibliothèques de l'Arsenal, Marguerite Durand, Jacques Doucet, dans les archives de l'Opéra de Paris et celles du Quai d'Orsay. Sur cette route, j'ai rencontré d'autres "Valentinautes", universitaires, commissaire d'exposition, journaliste et romancière, toutes et tous entretenant un rapport privilégiée avec celle que Gabriele d'Annunzio appelait la Muse pourpre. Je vais en retrouver certains à Nantes en mai et découvrir des recherches entreprises par d'autres et cela me réjouit. 

 

Peut-être qu'un jour, j'écrirais l'histoire qui me lie à Valentine. En attendant, je me prépare à présenter le résultat de mes recherches effectuées au Quai d'Orsay. C'est une première étape. 

 

Je vous souhaite un bon week-end. Ce soir, je file à Paris. Tschüss et à plus !