Chronique en vrac #7 : Le temps des vacances

Depuis que je suis toute petite, je passe une partie de mes vacances là. Dans ce Cantal verdoyant et cette propriété familiale, où ma mère s'est installée depuis quelques années. Cette maison au loin c'est la sienne, une grange, La Grange, dans laquelle vivaient encore lorsque j'étais enfant un couple de vieux fermiers. Il y a trois autres maisons sur ce site un peu magique car plein de souvenirs liés au temps des vacances.

Cet héritage là a été réglé du vivant de mes grands-parents. Il n'en est pas de même de la succession qui a envenimé les relations. Il n'y a plus la même insouciance, à certains je ne parle plus ou peu, trop de haine, de méchanceté, de bêtises, de mépris et de misogynie conjugués. 

Mais La Grange reste La Grange, j'y retourne avec bonheur, partager avec ma mère, mes soeurs, mes neveux, nièces et beaux-frères, le plaisir d'être ensemble le temps de quelques jours de vacances. Et ça ressemble à ça.

La jardin, la passiflore qui fait son chemin et s'entrelace aux barreaux de la fenêtre de la cuisine, le coin salon et cantou dans la grande pièce, la cheminée où il fait bon se réchauffer les jours de pluie, relire La Ballade de la mer salée d'Hugo Pratt à l'ombre, une chaude journée d'été, le lac d'Enchanet où l'on se baigne avant le déjeuner. 

C'est aussi le jardin sous la pluie quand on ouvre les volets le matin, le vert des prairies sous un ciel nuageux, les vaches et veaux de Salers aux regards parfois farouches, les virées en forêt et la cueillette de cèpes et de girolles que l'on déguste le soir. 

C'est le petit matin où la brume nous enveloppe et rend le lieu magique, les petits-déjeuners quand certains dorment encore, le chat qui savoure le soleil revenu. 

 

Je suis arrivée épuisée. J'en suis repartie avec une rhino-pharyngite ou laryngite, bref un truc en "ite". La faute au relâchement, à ces quelques jours de pluie et à l'humidité, mais qu'importe. Je m'y suis quand même reposée puisque que je n'ai rien fait d'autre que ce qu'il me plaisait de faire. J'ai bien mangé et bien bu, bien ri aussi. Alors merci à ma famille pour ces quelques jours passés avec elle. Ça valait bien les dix, douze heures de voyage ! Tschüss et à plus.