Chroniques en vrac #11 : Février tes yeux dans les miens

Après Janvier ton sort, voici Février tes yeux dans les miens, un calembour particulièrement adapté à ce mois de février. Je n'aurais jamais imaginé publier un billet le jour de la Saint-Valentin (outre ma contribution au #love général avec un gâteau au chocolat dans un moule en forme de coeur). Oui mais bon, voilà. Il a fallu cette photo. (Pour info, j'ai glané sur le net que ce calembour ci est le souvenir d'une romance célèbre du XIXème siècle, Mire tes yeux dans mes yeux de Loïsa Puget qui a même droit à une petite notice en anglais sur Wikipedia). 

 

Quant à cette photo, n'y voyez pas un ego trip mais quand Facebook me l'a ressorti récemment (dans la série vos souvenirs il y a X ans), elle a été l'élément déclencheur comme on dit. Outre le fait, qu'à part les cheveux gris, je n'ai pas tellement changé en sept ans (et que j'ai toujours dans ma garde-robe cette jupe et ce châle), cette photo évoque effectivement plein de souvenirs. Elle a été prise à une des soirées de l'édition de janvier 2011 du salon Mess Around pour lequel j'étais attachée de presse. Et ce salon a été celui où s'est joué le début d'une histoire d'amour qui m'a menée de Paris à Gap. 

Plus tard au cours de cette soirée, j'ai réalisé un rêve d'ado en montant sur scène pour chanter Should I stay or should I go de The Clash. J'avoue, j'ai un peu squatté la scène mais je n'ai pas pu résister (merci le champagne), mais coup de bol, j'ai pu m'appuyer sur un vrai chanteur et des musiciens ce qui m'a permis, je crois, de ne pas trop me ridiculiser... Ne sachant pas si mon contrat allait être renouvelé, c'était aussi la question que je posais, finalement, aux boss du salon. J'y suis restée et j'ai commencé à faire des allers et retours entre Paris et Gap.

 

Si je vous parle de cette prestation, c'est qu'elle n'a pas été sans effet sur l'amoureux (il me l'a avoué plus tard). Et de ces jours et soirées à la Porte de Versailles, parce que c'est là que nous nous sommes reconnus. Je n'aurais jamais imaginé que cela se passerait au milieu de stands de godasses, mais j'ai toujours eu en moi cette croyance que quelqu'un quelque part était fait pour moi et réciproquement. Il s'est avéré être haut-alpin et gapençais et bien soit. Je ne regrette pas de l'avoir rejoint dans ses Hautes-Alpes. 

 

La Saint-Valentin, je ne l'ai jamais fêté (avec aucun de mes amoureux) et ce sera pareil ce soir (à part le gâteau en forme de coeur que nous partagerons en famille). Il n'empêche, je vous souhaite néanmoins de février vos yeux dans les yeux de celles et ceux que vous aimez. Aujourd'hui et demain. 

Tschüss et à plus !