Chroniques en vrac #13 : Avril toi sous mon parapluie

En écoutant ce matin la pluie tambouriner sur le toit alors que j'étais encore bien au chaud sous la couette, j'ai pensé que le temps était approprié à cette nouvelle chronique en vrac dédiée au mois de l'année et leur calembour familial (si vous prenez ces chroniques en route, celle de janvier vous explique le pourquoi du comment).

 

Avril donc. Avril toi sous mon parapluie. Il existe une variante datant de 1900, Avril moi sous ton parapluie, mais je préfère la version familiale qui est une invite à s'abriter à deux plutôt que la deuxième option qui implique d'en faire la demande au risque d'essuyer un refus qui nous laissera tremper. Ceci étant dit, le message est clair, avril est un mois pluvieux, n'en déplaise à ceux qui se lamentent pensant que l'équinoxe de printemps signifie soleil tous les jours, hausse des températures et saut direct en été (rappelez-vous l'autre dicton : En avril ne te découvre pas d'un fil). Bref, j'ai du mal à saisir cette impatience (même si comme tout le monde, je me réjouis de la fin de l'hiver) car n'oublions pas les ami-es que la nature a grand besoin de cette pluie. 

Et oui, le printemps c'est joli. La sève monte, les arbres fleurissent, les insectes commencent à butiner. Tout revit. Avril c'est le mois qui permet de se régénérer et d'offrir son visage tant au rayons du soleil printanier qu'à la pluie nettement plus douce qu'en hiver. J'aime ce mois car c'est celui du retour au potager, de la terre à retourner et des graines à semer. J'ai repris mon cahier, fait un nouveau plan du potager, les premières pousses de mes semis de cornichons et de courges sortent et ça me rend joyeuse. Et même si la pluie retarde mes plantations au jardin, c'est ainsi, la nature nous apprend la patience et surtout à apprécier l'instant présent. 

 

Alors chaussez vos souliers de pluie, sautez dans les flaques d'eau et n'hésitez pas si le coeur vous en dit, d'inviter quelqu'un à s'abriter sous votre parapluie. Tschüss et carpe diem.