Chronique en vrac #16 : Juillet dit zut !

Dans l'héritage familial des calembours (cf celui de janvier), nous disons donc "Juillet dit zut !" Et non comme on pouvait dire en 1900 "Juillet dit que je l'aime !" - dans les familles bourgeoises de province, je ne suis pas certaine que l'on exprimait facilement son affection - et encore moins "Je lui ai mis mon poing dans la figure", on sait contenir ses émotions. Toujours dans le Larousse du XXème siècle datant de 1933, "Zut" est définit comme mot familier et exclamation exprimant le dépit, la lassitude, l'indifférence, le mépris, le refus... Comment le lierais-je alors au mois de juillet ? Pas par le dépit, l'indifférence ou le mépris, par la lassitude peut-être, essentiellement dû à cette fatigue mentionnée dans la chronique de juin. J'ai besoin de vacances. Les quelques jours passés au bord de la mer mi-juillet me l'ont bien fait sentir. 

 

Outre ces calembours, il y a aussi dans mes souvenirs familiaux ces assiettes des mois de l'année de la manufacture du Moulin des Loups que possédait mon arrière grand-mère et que j'ai rachetées il y a des années, patiemment, sur eBay. Elles sont dans la villa familiale du Pas-de-Calais, en attendant d'être un jour rapatriées dans les Hautes-Alpes parce que j'aurais du mal à m'en défaire. 

La villa avant la Première Guerre mondiale avait, vue de la plage, cette architecture là avec cette drôle de tourelle qui n'existe plus, la maison ayant été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été reconstruite après guerre dans une architecture beaucoup plus simple, sa seule excentricité étant d'avoir une façade de couleur rose que j'ai toujours connue.

 

Pourquoi je vous raconte tout ça. Et bien parce que cette maison de famille à Wimereux, comme celle du Cantal (et je mesure la chance et le privilège de les avoir) sont irrémédiablement liées au temps suspendu des vacances. D'ailleurs on ne devrait pas travailler les mois d'été, ou alors pour soi, fallait pas nous habituer dès la première année de scolarité à avoir deux mois l'été pour vivre et s'amuser en toute liberté. Et aussi parce que cette villa est en sursis. On parle de la vendre. Il en était question récemment et puis l'attachement sentimental est encore trop fort pour que l'on s'en sépare... Un jour oui, mais pas tout de suite, pas encore. 

 

Juillet se termine. Je vais m'organiser pour faire un break d'au moins quinze jours en août. Si vous êtes en vacances, profitez-en bien. Si elles arrivent bientôt, bonnes vacances ! Tschüss et à plus !