Chronique en vrac #23 : ce drôle de mois de janvier

Je ne sais pas quand cela a commencé mais depuis quelques années, janvier est un mois pendant lequel je marque le pas. Je ralentis. Mon corps en a besoin et mon cerveau aussi. Je le laisse en roue libre, brasser l'année passée, envisager l'avenir. Et parfois, il est aussi brumeux que ce paysage ce matin...

Pour gérer le quotidien, le bullet journal s'avère définitivement le meilleur outil que j'ai mis en place dernièrement. Il a l'avantage de m'aider à poser sur le papier et à hiérarchiser les priorités, à définir chaque mois les différentes taches professionnelles et administratives à effectuer. Et je m'y tiens, plutôt bien. Pour le reste...

Enfin ce qu'il y a de bien quand même, c'est que j'ai cessé de culpabiliser de ce ralentissement. J'accepte mon manque d'énergie, mon besoin de repli, sur moi, sur mes envies, parce qu'il faut que ça décante. 

 

Concernant le blog, je sais déjà que j'ai envie de changement. Il ne me satisfait plus dans sa forme actuelle qui n'était pas celle que je souhaitais au départ, mais j'ai fait avec les moyens du bord et au plus simple. Il va donc falloir que je repense sa ligne éditoriale, son architecture et l'équilibre entre le temps que j'accorde à cet espace de liberté d'expression et ce qu'il m'apporte concrètement (en dehors du plaisir d'écrire et de partager ce qui me plaît). 

 

En fait, si j'y réfléchis bien, je me trouve assez au diapason avec ce qu'il y à faire les premiers mois d'hiver au potager. Tailler quelques arbustes, préparer la terre, recenser ses graines et passer commandes de celles qui manquent, faire le plan de la nouvelle saison et des associations de légumes sur les parcelles. Et courant février, je commencerai à semer. C'est finalement, la meilleure analogie que je peux trouver pour expliquer ce drôle de mois de janvier. Il a filé mais j'en ai profité.