La Société d'Etudes des Hautes-Alpes

Vous allez peut-être vous demander pourquoi après ces semaines de silence entrecoupées de chroniques en vrac très personnelles, je vous parle aujourd'hui de la Société d'Etudes des Hautes-Alpes. La première raison, qui explique en partie la jachère de ce blog, est que j'y travaille depuis le mois d'avril. Je gère à mi-temps le secrétariat, l'administratif de l'association et un peu de communication quand même (le site internet et la page Facebook). 

Avant d'y travailler, j'en avais, comme beaucoup, une image un peu vieillotte. Certes, c'est une société savante, fondée en 1881, qui publie chaque année depuis sa fondation un bulletin, qui rassemble des travaux de chercheurs et contributeurs sur différents sujets historiques, scientifiques, littéraires ou personnalités historiques haut-alpines.

Je vous laisse imaginer la source d'informations concernant le département qu'ils recèlent. Sans compter les quelques 3000 ouvrages que contient sa bibliothèque, accessible aux chercheurs, chercheuses et passionné-es de l'histoire et du patrimoine.

Je vous avoue que je n'ai guère eu le temps encore d'explorer ce fonds de documentation, mais je savoure néanmoins ce cadre de travail. 

 

Quid de ses activités me direz-vous ? Outre l'édition du bulletin et d'ouvrages (le dernier en date étant "Les chemins de Lesdiguières en Haut-Dauphiné. De la guerre à la paix.", actes d'un colloque qui s'est tenu à Gap en 2017), la Société d'Etudes propose toute l'année des conférences gratuites et ouvertes au public sur différents thèmes, ainsi que deux excusions par an pour découvrir une ville, un lieu, un site historique et patrimonial. Elle collabore aussi dans le cadre d'expositions avec d'autres organismes culturels. Et organise des journées d'études ouvertes au public dont la prochaine aura lieu le samedi 7 septembre au Château de Montmaur. 

 

2019 marque les 80 ans de la fin de la guerre civile espagnole et ceux de la Retirada qui a suivi la prise de Barcelone par les Nationalistes et a poussé les Républicains survivants à fuir et à se réfugier en France. En quelques jours, un demi million d'hommes, de femmes et enfants ont franchi la frontière. Le gouvernement français, face à ce flot d'émigrés, les a répartis dans différents départements. Celui des Hautes-Alpes en a accueilli un millier, principalement dans un camp à Aspres-sur-Buech.

 

L'objectif de cette journée est de retracer ce moment d'histoire et d'évoquer, avec des témoignages de descendants, les mémoires familiales et locales. Si j'en juge par ceux que j'ai pu avoir au téléphone, cette histoire, comme tous les exils, est pleine de silences, de non-dits, et s'apparente parfois à un fardeau. Un homme l'a même qualifiée d'un boulet qu'il trainait depuis son enfance... Et je suis certaine qu'au delà de l'intérêt historique de cette journée, elle donnera peut-être l'occasion de libérer parole et souvenirs. 

 

Si vous voulez en savoir plus sur le programme de la journée, cliquez sur le lien. Et si vous souhaitez y assister, vous pouvez vous inscrire en téléchargeant le bulletin d'inscription. Normalement, il est à retourner avant lundi... mais vous pouvez aussi m'appeler :-)

 

Et si vous souhaitez en savoir un peu plus sur la Société d'Etudes et son empreinte sur le territoire et l'histoire du département, nous vous proposons dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, des visites de nos locaux. Ce sera le samedi 21 septembre, de 11h à 12h et de 14h30 à 15h30. Comme les visites sont limitées à une vingtaine de personnes, les inscriptions sont vivement recommandées.

 

Voilà, vous en savez suffisamment pour vous manifester si vous le souhaitez. Tschüss et bon week-end !

 

Société d'Etudes des Hautes-Alpes

23 rue Carnot, 05000 Gap

Tel : 04 92 51 76 07

e-mail : soc.etudes.ha@sfr.fr