Chronique en vrac #19 : Octobre ioche est bonne

Je me rends compte qu'au fil de ces chroniques en vrac dédiées aux mois de l'année et leur calembour, je vous livre un peu de moi et de mon histoire familiale. Cela a débuté évidemment avec celle de janvier (j'y explique d'où m'est venue cette idée) et nous voici déjà en octobre avec le seul calembour explicitement culinaire.

Il me semble que l'on a toutes et tous des souvenirs gustatifs liés à l'enfance. Il se trouve que par un de ces heureux hasards, un de mes souvenirs est celui de la brioche de ma grand-mère paternelle. Mais retrouver ce goût si particulier m'a pris un certain temps. Ma grand-mère ne nous avais pas donné sa recette et pendant longtemps, cette brioche que j'adorais est restée à l'état de souvenir. Je me suis rendue compte un jour qu'elle était en fait une variation du gâteau battu picard. Mais il a fallu que j'hérite d'un cahier de recettes, commencé par une de mes aïeules le lundi 16 novembre 1891, pour que je retrouve la recette familiale. 

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Chronique en vrac #18 : Septembre comme du poulet

J’ai été tentée de filer la métaphore culinaire et de personnaliser ce calembour par un « comme un sot-l’y-laisse », qui est quand même le morceau le plus délicat de cette volaille. Mais l’ayant déjà fait pour le mois d’août, laissons septembre, selon la tradition familiale, être donc « tendre comme du poulet ». S’est posé ensuite le choix d’un visuel pour illustrer cela. Alors j’ai ressorti toute une série de photographies prises pendant un après-midi de l’été 1971. Et si je n’ai pas souvenir de l'interne en médecine et photographe amateur qui m'a photographiée dans toutes sortes de pauses, j’ai ces instantanés de la petite fille que j’étais et j’aime particulièrement la tendresse qui se dégage de celle-ci. 

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Chronique du potager : saison 2018 #3 - récolter avant l'automne

Le 8 septembre dernier, j'ai marché en pensée avec les 100 000 personnes qui se sont mobilisées en France pour le climat. Un peu égoïstement parce que c'était mon anniversaire et que je souhaitais le fêter avec mes proches. Et puis je ne suis pas vraiment certaine que quiconque ait manifesté à Gap... Pourtant, on est ici tout autant concerné par les effets climatiques, notamment le secteur de l'arboriculture qui doit faire face à la propagation du feu bactérien qui détruit les vergers. Mais là n'est pas le propos de cette chronique. Ce dont je veux vous parler, c'est de la prise de conscience et des changements de mode de consommation qu'ont entrainé chez moi le fait de cultiver un potager.

 

Ce 8 septembre, j'y ai donc passé une partie de l'après-midi pour récolter fruits et légumes. Tout n'est pas fini. Tomates, poivrons, piments, courgettes continuent à donner, les choux ne sont pas encore prêts à être cueillis et les courges peuvent attendre encore un peu. J'ai déjà évoqué au cours de ces chroniques (surtout dans les premières) à quel point cultiver la terre, semer, planter, entretenir, récolter m'aidait à évacuer stress et tensions en me vidant totalement la tête. Au fil des saisons, j'ai associé au simple plaisir de cultiver une réflexion sur la manière d'optimiser au mieux les différentes cultures. Ainsi que les différentes manières de transformer et conserver légumes et fruits pour les mois d'automne et d'hiver. Comme la fourmi de la fable, j'engrange.

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Chronique en vrac #17 : Août ce qu'est mon envie ?

C'est quoi ce titre et ce calembour tiré par les cheveux vous demandez-vous ? Familialement, on disait "Août ce qu'est mon fusil ? " alors qu'on ne compte pas de chasseurs dans la famille... Il existe aussi une variante - "Août toi de là que je m'y mette" mais qui ne me ressemble guère, n'ayant jamais eu l'ambition de piquer la place de quelqu'un d'autre. Ma mère m'ayant dit en riant que je pouvais bien changer "le fusil" par ce que je voulais, la question finalement qui me taraude en cette fin de mois d'août est bien celle de l'envie.

 

Bien sûr, il y a celle de prolonger encore un peu les vacances et de me poser à l'ombre dans mon jardin pour bouquiner tout l'après-midi (ce qui sera quand même au programme de demain). Mais le mois se termine et sans partir dans des résolutions, se pose vraiment la question de ce que j'ai envie de faire et de mettre en place dans ma vie professionnelle et personnelle dans les mois à venir.

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Chronique du potager : saison 2018 #2 (été)

Une chronique d'un été déjà bien avancé puisque tous les pois ont été consommés ou congelés. Plutôt une belle récolte, près de 6 kg, grâce à un printemps pluvieux qui a compensé les semis encore trop tardifs. Les pois tout comme moi n'aiment guère la chaleur mais supportent le gel, l'année prochaine je m'y prendrai donc plus tôt.

 

De fait, les étés étant de plus en plus chauds, je suis en train de penser que c'est tout le plan du potager qu'il va falloir réinventer pour garder le plus possible d'humidité entre les séances d'arrosage. Et me pencher un peu plus sur la permaculture. Et semer aussi plus de fleurs. Les quatre petites bombes à graines que j'avais confectionnées lors d'un atelier au Musée l'été dernier nous ont surpris et ravis par leur diversité. 

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Chronique en vrac #16 : Juillet dit zut !

Dans l'héritage familial des calembours (cf celui de janvier), nous disons donc "Juillet dit zut !" Et non comme on pouvait dire en 1900 "Juillet dit que je l'aime !" - dans les familles bourgeoises de province, je ne suis pas certaine que l'on exprimait facilement son affection - et encore moins "Je lui ai mis mon poing dans la figure", on sait contenir ses émotions. Toujours dans le Larousse du XXème siècle datant de 1933, "Zut" est définit comme mot familier et exclamation exprimant le dépit, la lassitude, l'indifférence, le mépris, le refus... Comment le lierais-je alors au mois de juillet ? Pas par le dépit, l'indifférence ou le mépris, par la lassitude peut-être, essentiellement dû à cette fatigue mentionnée dans la chronique de juin. J'ai besoin de vacances. Les quelques jours passés au bord de la mer mi-juillet me l'ont bien fait sentir. 

 

Outre ces calembours, il y a aussi dans mes souvenirs familiaux ces assiettes des mois de l'année de la manufacture du Moulin des Loups que possédait mon arrière grand-mère et que j'ai rachetées il y a des années, patiemment, sur eBay. Elles sont dans la villa familiale du Pas-de-Calais, en attendant d'être un jour rapatriées dans les Hautes-Alpes parce que j'aurais du mal à m'en défaire. 

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Chronique en vrac #15 : Juin la force au courage

Allégorie de La Force, Sandro Botticelli, Musée des Offices, Florence
La Force, Sandro Botticelli. Musée des Offices, Florence

Le mois de juin touche à sa fin et il ne peut se terminer sans sa chronique en vrac et son calembour (les mois de janvier, mars et mai ont aussi été in extremis). S'il est des calembours plutôt légers (février et avril), il en est d'autres, comme celui-ci, dont la signification fait écho à ma vie personnelle. Juin c'est aussi le sixième mois de l'année (déjà), les premières chaleurs de l'été qui donnent envie de ralentir, de prendre le temps, de se poser dans le jardin avec un bouquin, d'être en vacances (même si je reviens d'une semaine à Paris...). Mais aussi de réfléchir aux six prochains mois, à ce que l'on souhaite mettre en place, voir avancer, se concrétiser. 

 

En septembre 2017, j'ai changé de décennie. Le fait d'avoir 50 ans ne m'a pas perturbé plus que cela et je les ai même fêtés à plusieurs reprises avec une certaine insouciance. Et puis la vie se charge de nous rappeler que tout peut s'arrêter du jour au lendemain. Que la force, la vigueur physique et l'énergie vitale peuvent faire défaut. On peut tenter de l'ignorer, puiser dans ses ressources au risque de s'affaiblir un peu plus et là ma foi, c'est le courage qui vient à manquer. Physiquement, je n'avais pas du tout pensé aux effets de la ménopause. Bouffées de chaleur, suées, douleurs musculaires, fatigue récurrente, irritabilité... des symptômes très sympa à vivre ! Tout étant lié, cette pesanteur physique a joué sur mon moral et ce n'est qu'en commençant à travailler concrètement sur moi-même que les choses se sont améliorées. Il y a quelques mois, j'aurais balayé "Juin la force au courage" dans un mouvement d'humeur. Aujourd'hui, je vois les choses un peu différemment.

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Chronique en vrac #14 : Mai ta main dans la mienne

C'est en prenant mon petit déjeuner ce matin que j'ai réalisé que le mois de mai se terminait et que je n'avais toujours pas publié sa chronique en vrac (pour comprendre de quoi je parle, lisez celle de janvieret pourquoi pas celles des mois suivant, ici, ou encore ). Et puis j'ai fait mon petit tour sur Instagram, vu à plusieurs reprises la photo en noir et blanc de Mamadou Gassama (qui tient son "Acte de courage et de dévouement" estampillé République Française à la main) et mon sang n'a fait qu'un tour comme on dit et j'ai senti la colère monter en moi (à ma décharge, j'ai les hormones qui font le yoyo en ce moment et je suis très très sensible aux infos qui me donnent envie de mordre).

Que les choses soient claires, je ne remets pas en question l'acte courageux de ce jeune malien, réfugié clandestin, qui n'a pas dû réfléchir beaucoup avant d'escalader quatre étages pour sauver un enfant. Non, ce qui me fout en rogne, c'est la récupération politique et la mansuétude affichée (titre de séjour immédiat - tant mieux pour lui - et la promesse d'une intégration dans une noble institution). Je trouve ce coup de communication extrêmement malhonnête alors même que l'Assemblée Nationale a adopté en première lecture le projet de loi Asile et Immigration qui durcit les conditions pour tous ceux que l'on appelle injustement "les migrants".

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Chronique du potager : saison 2018 #1 (avril)

Les saisons se suivent, c'est indéniable, mais ne se ressemblent pas tout à fait. En bonne Vierge, j'ai mon petit cahier débuté en 2014 dans lequel je note pas mal de choses. Jours de labour, de semis, la météo (pas tous les jours, faut pas exagérer non plus) et un plan, chaque saison, ce qui nous permet d'alterner les cultures. Le début de printemps ayant été frais et pluvieux, on est en décalage d'une dizaine de jours par rapport à l'année dernière. 

Mais bon, aujourd'hui on s'est rattrapé avec les semis d'ail, de petits pois et de laitue à couper et la dernière parcelle de terre retournée à la grelinette. J'avais envisagé ce programme dimanche, mais mon corps en a décidé autrement après un stage de portées acrobatiques avec quatre acrobates du Projet PDF (Portées de femmes) qui seront sur scène samedi soir au Théâtre La Passerelle. Trop de courbatures dans les cuisses et fessier et une démarche robotique ont eu raison de mon planning. 

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Chroniques en vrac #13 : Avril toi sous mon parapluie

En écoutant ce matin la pluie tambouriner sur le toit alors que j'étais encore bien au chaud sous la couette, j'ai pensé que le temps était approprié à cette nouvelle chronique en vrac dédiée au mois de l'année et leur calembour familial (si vous prenez ces chroniques en route, celle de janvier vous explique le pourquoi du comment).

 

Avril donc. Avril toi sous mon parapluie. Il existe une variante datant de 1900, Avril moi sous ton parapluie, mais je préfère la version familiale qui est une invite à s'abriter à deux plutôt que la deuxième option qui implique d'en faire la demande au risque d'essuyer un refus qui nous laissera tremper. Ceci étant dit, le message est clair, avril est un mois pluvieux, n'en déplaise à ceux qui se lamentent pensant que l'équinoxe de printemps signifie soleil tous les jours, hausse des températures et saut direct en été (rappelez-vous l'autre dicton : En avril ne te découvre pas d'un fil). Bref, j'ai du mal à saisir cette impatience (même si comme tout le monde, je me réjouis de la fin de l'hiver) car n'oublions pas les ami-es que la nature a grand besoin de cette pluie. 

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Chroniques en vrac #12 : Mars droit !

Belvédère de Belleville, vue, Paris, Tour Eiffel
Paris vu du Belvédère de Belleville

Il s'en est fallu de peu pour que je loupe le coche de cette chronique en vrac dédiée aux mois de l'année et leur calembour. Un peu in extremis comme pour le mois de janvier quand l'idée m'en était venue. Pourquoi attendre le 31 ? Et bien peut-être à cause de cette injonction à une trajectoire droite alors que je me suis égarée fin février, début mars, dans quelques impasses et pensées tortueuses... sans compter une immense fatigue. J'ai donc concentré mon peu d'énergie dans ce que j'avais à faire, notamment les missions de communication et articles pour lesquels je suis rémunérée, tout en procrastinant pour le reste. 

 

Dans la famille, nous disons donc "Mars droit", c'est martial, forcement, mais je le préfère à un "Mars ou crève" ou encore un "Mars pas sur mes pieds" comme j'ai pu le lire dans mes recherches sur ces calembours. Et pour faire un sort à cette mini dépression pré-printemps, je suis partie pour Paris, histoire finalement, de me remettre d'équerre. 

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Chroniques en vrac #11 : Février tes yeux dans les miens

Après Janvier ton sort, voici Février tes yeux dans les miens, un calembour particulièrement adapté à ce mois de février. Je n'aurais jamais imaginé publier un billet le jour de la Saint-Valentin (outre ma contribution au #love général avec un gâteau au chocolat dans un moule en forme de coeur). Oui mais bon, voilà. Il a fallu cette photo. (Pour info, j'ai glané sur le net que ce calembour ci est le souvenir d'une romance célèbre du XIXème siècle, Mire tes yeux dans mes yeux de Loïsa Puget qui a même droit à une petite notice en anglais sur Wikipedia). 

 

Quant à cette photo, n'y voyez pas un ego trip mais quand Facebook me l'a ressorti récemment (dans la série vos souvenirs il y a X ans), elle a été l'élément déclencheur comme on dit. Outre le fait, qu'à part les cheveux gris, je n'ai pas tellement changé en sept ans (et que j'ai toujours dans ma garde-robe cette jupe et ce châle), cette photo évoque effectivement plein de souvenirs. Elle a été prise à une des soirées de l'édition de janvier 2011 du salon Mess Around pour lequel j'étais attachée de presse. Et ce salon a été celui où s'est joué le début d'une histoire d'amour qui m'a menée de Paris à Gap. 

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Chronique en vrac #10 : Janvier ton sort

J'ai peiné les ami-es à trouver une photographie pour illustrer le titre de cette nouvelle chronique en vrac. Et puis lasse de chercher, j'ai choisi celle-ci, je ne suis pas certaine qu'elle ait un lien, nous verrons bien. Mais j'aime bien l'étrangeté de cet instantané, cette bâtisse d'un village dont j'ai oublié le nom, traversé en car fin décembre. Un long trajet sur les routes enneigées entre Clermont-Ferrand et Mauriac, avec bourrasques de neige et de vent. L'aventure est au bout du chemin. 

 

Mais revenons au titre, sous forme de calembour, le premier d'une litanie des mois de l'année, mais qui dans mon souvenir pourrait s'apparenter à une comptine car elle vient de mon arrière grand-mère maternelle, qui la tenait peut-être de sa mère... Comme je suis curieuse, j'ai questionné l'ami Google qui m'a donné quelques pistes. 

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Chronique en vrac #9 : Le blues de janvier

J'admets que ce n'est guère sympa pour ce pauvre premier mois de l'année mais le fait est avéré du coup de blues de janvier. Je pourrais personnellement l'imputer au marathon gastronomique et alcoolisé des fêtes de fin d'année et au millier de kilomètres parcourus pour voir, manger et trinquer avec ma famille et qui s'est conclu par une grosse fatigue et une gastro entérite. Ça n'aide pas, je le reconnais. 

 

Hier, clouée au lit en attendant que ça passe, à vaguement somnoler et à regarder passer les nuages, je ne pouvais empêcher les pensées mélancoliques de passer elles aussi. Aussi grises que le ciel, il faut bien le dire. Il y a l'âge bien sûr. Les 50 ans, le demi-siècle, ces personnalités qui en disparaissant font ressurgir un peu de ta jeunesse envolée, les points infos familiaux sur les maladies et les décès... Il y a cette nouvelle année, comme une page blanche, sur laquelle je n'arrive pas encore à tracer les lignes et les traits de ce que j'aimerais entreprendre. Et le manque d'énergie. 

 

Il va donc falloir que j'en retrouve, sans culpabiliser du repos nécessaire, pour pouvoir avancer. Et si vous avez des trucs, des recettes ou des mantras pour y arriver, je suis preneuse ! Tschüss.

Bonne année !

Il y a un an jour pour jour, je commençais un remplacement au service des publics du Musée muséum départemental à Gap. Dix mois qui furent très enrichissants mais aussi très prenants et qui me laissèrent peu de temps pour publier régulièrement dans La gazette. 

Je commence 2018 beaucoup plus libre de mon temps, avec des envies, des idées qui ne sont pas encore au stade de projets, mais pas de résolutions (que je ne tiens jamais de toutes façons). Et d'ailleurs qui les tiens ? 

 

Je vous souhaite une belle et heureuse année 2018. Avec de l'amour et de la bienveillance, du succès dans vos entreprises, une bonne santé sans quoi rien n'est possible, des grandes joies et des petits bonheurs ou l'inverse. Comme l'a écrit une amie blogueuse citant Jean d'Ormesson, laissons de la place à l'inattendu et au bonheur qui s'y trouve. 

 

Sur ce, à bientôt. Tschüss !

Chronique en vrac #8 : 13 novembre

Je ne pensais pas reprendre le fil de ce blog avec cette date, le 13 novembre. Mais je me souviens très bien du 14 novembre 2015, comme je me souviens du 7 janvier. De la sidération, de la nausée, de la tristesse, des pleurs. Des fils d'actualité réactualisés en permanence. De l'angoisse. 

De la véracité des doigts d'une main qui vous relient, en l'occurrence, à quelqu'un qui vient d'être abattu. 

 

J'ai pleuré la mort de Véronique de Bourgies parce qu'un mois auparavant on déjeunait en terrasse à Paris. Le 19 novembre, j'ai écrit ce texte pour elle et je pense à elle bien souvent. Pas vraiment besoin de commémoration. Mais je me dis que tous ceux qui ont perdu un proche dans cet attentat, qui vivent le manque au quotidien, doivent se sentir touchés par ces pensées émues d'inconnus.

 

Pourquoi ce 13 novembre et pas Nice, Londres, Barcelone, Manchester... tous ces attentats de part le monde qui endeuillent des villes, des pays, des communautés, des familles. 

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Chronique du potager #3 : Fin de saison 2017

Revenir à l'écriture et la publication, après une si longue absence, par une petite chronique de fin de saison du potager, s'est finalement imposé. 

 

Premier jour d'octobre, temps automnal, bientôt il ne restera plus rien des fruits et légumes qui auront bataillé dans la chaleur de l'été pour pousser. Des parcelles à retourner, un peu d'engrais vert à semer s'il n'est pas trop tard et repos jusqu'au printemps. 

 

Il ne reste plus grand chose. Quelques tomates qui ont bien du mal à rougir, idem pour les piments et poivrons, trois choux verts dont deux à la croissance poussive, trois brocolis qui vont aussi avoir du mal à arriver à maturité et quelques oignons simiane. Et l'impression d'une saison 2017 un peu particulière, le travail à plein temps ayant rendu ma présence et mes soins plus aléatoires que les saisons précédentes. 

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Chronique en vrac #7 : Le temps des vacances

Depuis que je suis toute petite, je passe une partie de mes vacances là. Dans ce Cantal verdoyant et cette propriété familiale, où ma mère s'est installée depuis quelques années. Cette maison au loin c'est la sienne, une grange, La Grange, dans laquelle vivaient encore lorsque j'étais enfant un couple de vieux fermiers. Il y a trois autres maisons sur ce site un peu magique car plein de souvenirs liés au temps des vacances.

Cet héritage là a été réglé du vivant de mes grands-parents. Il n'en est pas de même de la succession qui a envenimé les relations. Il n'y a plus la même insouciance, à certains je ne parle plus ou peu, trop de haine, de méchanceté, de bêtises, de mépris et de misogynie conjugués. 

Mais La Grange reste La Grange, j'y retourne avec bonheur, partager avec ma mère, mes soeurs, mes neveux, nièces et beaux-frères, le plaisir d'être ensemble le temps de quelques jours de vacances. Et ça ressemble à ça.

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Les Chroniques du potager : saison 2017 #2 (mai-juin)

En ce dimanche après-midi, il faudrait que je travaille sur mon texte pour les actes du colloque sur Valentine de Saint-Point... sauf qu'il est compliqué, lorsque l'on accuse autant de fatigue, de rédiger un article en mode universitaire. D'autant plus quand on ne l'est pas, universitaire, et que l'exercice de la publication scientifique vous est inconnu.

Bref, pour se remettre en selle, une petite chronique du potager me semble tout indiquée. Prétexte aussi pour publier les photos que j'emmagasine depuis deux mois et demi, parce que concernant l'évolution du potager depuis avril, je suis plus qu'à la bourre. La preuve, cette belle récolte de petits pois a été mangée depuis belle lurette. Mais bon, c'est elle que j'ai choisi pour cette nouvelle chronique car cette année encore, les pois nains Merveille de Kelvedon n'ont pas failli à leur réputation. 

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Tous Dehors (enfin) ! : pari tenu

Festival Tous Dehors, Plouf et Replouf, parc de la Pépinière
Plouf et replouf ©Pat Domeyne / ADDET05

Avant de vous parler d'une BD intitulée, Cultiver le bonheur pour les nuls, dans laquelle j'ai déjà puisé des exercices bénéfiques, je reviens sur ce week-end festif initié par le Théâtre La Passerelle, le festival Tous Dehors (Enfin)! et les deux autres rendez-vous désormais associés, la journée Slow Food Coolporteur et Festiv'idées organisé par l'association Mobil'Idées

 

Et du monde dehors, il y en avait, tous âges confondus, en famille, entre amis, l'espace d'un week-end la ville généralement endormie (enfin surtout le dimanche) s'est éveillée au rythme des spectacles, déambulations, concerts, marché de producteurs, dégustations... Preuve en est avec ces spectateurs dans le parc de la Pépinière venus assister à une des représentations de Plouf et Replouf de la Cie Super Super. Perso, je l'ai vu vendredi en sortant du boulot, une parfaite mise en bouche qui a balayé en de grands éclats de rire la semaine passée. Petit plaisir numéro un. 

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Bientôt la 5ème édition de Tous Dehors (enfin)!

Affiche, Tous Dehors (Enfin)!, Festival, Arts de la rue, Gap
Tous Dehors (Enfin)! Photo ©Joel Robinson, graphisme ©Le Pont des artistes

Pfffffffffffffffffffffff... ça c'est le long soupir poussé en me rendant compte que cela fait un mois que je n'ai rien publié... A ma décharge, mon esprit et ma concentration ont été mobilisés ces derniers temps par le colloque sur Valentine de Saint-Point qui a eu lieu à Nantes les 11 et 12 mai, et une semaine pour le moins chargée au Musée muséum départemental avec l'inauguration samedi dernier du nouveau parcours de visite et des nouvelles expositions. 

 

Ceci étant posé, revenons à cet évènement artistique et culturel que j'attends comme chaque année avec impatience, j'ai nommé l'excellent festival des arts de la rue que nous propose depuis 5 ans le Théâtre La Passerelle et la ville de Gap : Tous Dehors (Enfin)! Et vu la météo du mois de mai, ce (Enfin)!, même entre parenthèse, prend tout son sens !

 

Pendant 3 jours, entre le centre ville de Gap, le parc de la Pépinière et le domaine de Charance, nous allons pouvoir vibrer, rire et nous émerveiller devant les spectacles des compagnies françaises et internationales invitées. Le programme est riche, éclectique et à n'en pas douter surprenant et pour préparer au mieux votre festival, je vous invite à le télécharger ICI.

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Chronique en vrac #6 : Valentine de Saint-Point

Je l'avais mentionné dans cette chronique là, avec l'affiche du colloque reçue dernièrement et le programme des festivités, la préparation de mon intervention est devenue une réalité et une nécessité. 

 

J'ai donc profité de ma longue semaine de congé pour me replonger dans mes notes, mes bouquins sur l'histoire du Moyen Orient, sur le mythe de l'Orient, sur le contexte géopolitique à l'arrivée de Valentine de Saint-Point au Caire fin 1924. Ça tourbillonne dans ma tête, ça se précise tout en étant encore un peu flou dans un mélange d'excitation, de stress et de plaisir surtout, qu'un colloque universitaire mette en lumière différentes facettes de la vie artistique, littéraire et politique de cette femme. 

 

Je ne saurais dire à quelle date précisément elle est apparue dans ma vie. Mais c'est à la lecture de l'essai de Malek Chebel, Du Désir, que j'ai découvert son existence. Elle y était citée pour avoir écrit Le Manifeste Futuriste de la luxure en janvier 1913. Ce fut le début d'une longue recherche pour en savoir plus. 

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Les chroniques du potager : saison 2017 #1 (mars - avril)

Ce rendez-vous du printemps, on l'attend patiemment depuis maintenant quatre ans. Plaisir renouvelé de retrouver le potager, le grand air, la terre. De la préparer et de l'ensemencer. 

 

C'est d'autant plus vrai cette année, avec le travail à plein temps, les prises de tête qu'il occasionne et l'enchaînement corollaire de petits soucis de santé. Ne pratiquant ni yoga, ni méditation, ni sport (à part la marche à pied), cultiver le jardin est définitivement l'activité nécessaire pour éviter le pétage de plomb. Sans parler de l'actualité, d'une campagne présidentielle qui sent la fin d'une ère, sans qui rien de réjouissant ne se dessine à l'horizon. A part #MAVOIX peut-être, mouvement que je suis mais sans m'y impliquer réellement. Mais revenons à la terre, aux graines, aux semis et aux plantations.

 

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Chronique en vrac #5 : Tiens voilà le printemps !

J'aurais pu choisir une photo de notre Forsythia en fleur, flamboiement de jaune, pour célébrer le printemps. Mais de fait il est ici et les jolies primevères sont quand même les premières à annoncer son arrivée. 

 

Rien de bien neuf du côté de la gestion de mon temps de travail, salarié et perso (mon dernier billet datant du 28 février...), alors je profite d'une petite convalescence post-opératoire pour poser ici le plaisir de retrouver cette saison synonyme de renouveau, de lumière, de douceur et de retour au potager. 

 

J'ai ressorti le cahier mais pas encore tracé le nouveau plan, j'ai des envies de nouvelles plantations et j'ai hâte d'y retourner. 

 

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Une invitation au voyage : Tricots & Pulls marins de Luce Smits

Ce livre je l'attendais depuis un moment. Il est arrivé fin janvier et je l'ai évidemment tout de suite feuilleté, me régalant d'abord de la beauté des photographies, à l'image de cette couverture que l'on a envie de caresser.  La beauté de la laine, la magie des points et du tricot marin nous invitent à un voyage qui mène donc de la mer du nord à l'océan atlantique. Et puis j'ai dû le laisser de côté, faute de temps pour tricoter.

 

Lorsque je me suis remise au tricot il y a un peu plus d'un an, j'avais en tête (et j'ai toujours) la réalisation d'un pull irlandais. Je me faisais alors toute une montagne des torsades, qui sont finalement plus simples à réaliser que certains points. Mais surtout je n'avais en tête que l'Irlande, sans imaginer la richesse et la diversité des points et modèles de tricots liés aux différentes côtes de l'Angleterre et de l'Ecosse, ou encore leur histoire. 

 

Ce livre, Tricots & Pulls marins, De la mer du Nord à l'océan Atlantique, de Luce Mits aux Editions de La Martinière vient combler cette lacune et me donne des envies de pulls marins. Un brin de nostalgie des rivages et embruns de la Côte d'Opale peut-être... ou simplement mon admiration face au caractère indémodable de ces tricots de caractère. 

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Chronique en vrac #4 : de l'hiver au printemps

Ça faisait un bail que je n'étais pas allée chez mes beaux-parents et que je n'avais pas mis les pieds dans le potager familial. Qui se repose et j'en ferais bien autant. Il y a, épars, quelques repousses de cébettes, mangeables ou non, nous verrons bien. La douceur de l'air, le retour des oiseaux, les premiers bourgeons, y'a pas de doute, le printemps s'annonce. Assise sur le banc au soleil, à regarder cette terre vierge, je me suis dit qu'il était temps que je commande des graines pour faire quelques semis. Bientôt, je ressortirai le cahier du potager pour tracer un nouveau plan et cette perspective m'enchante. Le retour à la terre sera une fois encore ma soupape de décompression, les moments où j'oublie tout et où mon cerveau se met en veille. 

 

Et si vous vous demandez si j'ai réussi à régler ce problème de gestion du temps. Et bien le fait de me choper un rhume carabiné accompagné d'une petite bronchite m'a permis de relativiser un peu. 

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Chronique en vrac #3 : Comment gérer son emploi du temps...

Je vous préviens d'entrée de jeu, ne vous attendez pas, en cette fin de journée dominicale, à une réponse ou méthode pour gérer le temps - de travail, de loisir, de glandouille... - puisque je m'interroge moi-même sur la manière dont je vais gérer le mien dans les mois qui viennent. 

 

Pourquoi cela (j'entends vos interrogations) ? Et bien parce que j'ai commencé en ce début d'année une mission au Musée Museum Départemental des Hautes Alpes, pour une période de 5 mois. Notez bien que j'en suis ravie mais cela bouleverse quelque peu mon mode de fonctionnement de freelance. Un mode où je m'octroyais du temps pour cuisiner / pour tricoter / pour bouquiner, quand j'en avais assez d'être rivée à mon ordinateur. Et évidemment, c'est quand on a moins de temps que l'on mesure celui que l'on avait précédemment et qu'on aurait pu optimiser un peu plus. Me plaindre serait de mauvais goût et je mesure parfaitement la chance que j'ai. Il faut juste que j'arrive à m'organiser pour continuer à publier ici régulièrement, à maintenir ces activités qui me sont nécessaires et à préparer mon intervention à un colloque universitaire, en mai, sur Valentine de Saint Point.

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Bonne année 2017 !!!

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Chronique en vrac #2 : c'est l'hiver, c'est Noël...

Ce billet n'est pas sponsorisé par la Poste (même si j'aurais bien aimé). Mais quand vous avez de la famille éparpillée un peu partout en France et que cette année vous avez décidé d'envoyer des colis, avec cadeaux et paniers garnis de produits faits maison, la Poste est votre meilleure alliée (enfin j'espère).

 

Hier c'était le solstice d'hiver. J'ai terminé avec ces derniers colis, le planning "expédition". Reste celui de la pâtisserie. Et entre les deux, écrire quelques articles. Vous parlez d'une jeune artiste lumineuse, du programme de janvier de La Passerelle, d'une créatrice qui tient boutique à Gap jusqu'au 31 déc...

 

Au fait, savez-vous pourquoi cette chronique est dite "en vrac" ?

 

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Chronique en vrac #1 : c'est beau l'automne mais...

Oyez lecteurs, lectrices, je ne sais pas comment vous vous sentez en cet mi-novembre mais moi je suis FATIGUÉE ! Voilà, c'est dit. Pas forcement super vendeur mais cela explique en partie mon manque d'assiduité à écrire et publier. 

 

Il parait que c'est normal, cette baisse d'énergie. L'hiver approche, on le sait, on le sent, malgré le flamboiement des couleurs automnales. Et quand le corps s'y met, en mode mini-infections, la tentation du repli est grande (et la culpabilité de remettre à plus tard aussi). 

 

Bref, je suis fatiguée et il est plus que probable que les informations diffusées via les newsletters que je reçois et les fils d'actualités sur les réseaux sociaux y contribuent aussi. Comme la concomitance de l'élection de Donald Trump et de la disparition de Léonard Cohen.

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Les chroniques du potager : saison 2016 #11 (octobre)

Potager, Gap, Hautes Alpes, choux Romanesco, panais
Choux Romanesco et panais

J'étais partie pour inaugurer une nouvelle rubrique consacrée au bien-être mais je me suis ravisée vu mon état un peu faiblard (syndrome du lundi...). Mal de tête et cette sensation que l'on connait tous du rhume qui aimerait bien prendre ses aises, donc pas l'idéal pour parler de bien-être.

 

Du coup, voici ma dernière chronique du potager pour cette saison 2016, parce que bon, c'est bien la fin. A part quelques panais qui peuvent rester en terre tant qu'il ne gèle pas et des choux Romanesco prêts à être récoltés, il ne reste plus rien, sinon les parcelles que l'on retournera une dernière fois avant l'hiver. Cette année encore, le bilan est positif, avec quelques ratés parce qu'il en faut bien. 

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Chronique #5 : anniversaire de La Gazette, un an déjà !

Ne vous emballez pas, ceci n'est pas une invitation à une fiesta pour fêter le premier anniversaire de ma petite Gazette. C'est juste que le temps passe (de plus en plus vite en vieillissant), que l'on arrive à la fin de ce mois de septembre et que tout a donc commencé il y a un an.

 

La première décision a été de m'installer à Gap, la deuxième de créer ce blog pour y partager cette nouvelle vie et vous faire découvrir des lieux, des personnes que j'ai pris plaisir à rencontrer et de rendre compte d'une activité culturelle que je n'imaginais pas si riche et intéressante. Je n'ai jamais été très douée pour les bilans, mais je peux quand même tirer quelques enseignements de cette première année et mesurer ce que j'aurais aimé faire et n'ai pas encore fait (pas grave, je rempile pour un an). 

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Les chroniques du potager : saison 2016 #10 (août)

Potager, kitchen garden, Hautes Alpes, Gap, récolte, bettes, cébette, aromates
Les premières récoltes

En ce début du mois d'août où le temps oscille (vraiment) entre ne rien faire et profiter de l'été, et travailler quand même un peu - pour la Gazette et en gardant un oeil sur ce qui se passe dans les Hautes Alpes et le infos à partager. Il y a aussi le potager et le temps des récoltes.

 

Période extrêmement agréable où l'on peut enfin profiter et savourer ce que l'on a semé et planté. Et passer du temps en cuisine à transformer tout ça. Ces bettes, enfin les feuilles, vont servir de base à la farce du pounti, plat auvergnat qui me rappelle mes vacances et racines cantalouses et que j'ai exporté dans les Hautes Alpes.

 

 

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Les chroniques du potager : saison 2016 #9 (juillet)

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Fleur de haricot

Une petite chronique en ce début de mois de juillet, où je dois avouer que chaleur rime un peu avec torpeur et que j'ai un mal de chien à ne pas m'assoupir sur mon clavier. C'est l'été et j'ai la nostalgie des grandes vacances de mon enfance, où l'on n'avait rien d'autre à faire que de bouquiner à l'ombre, se baigner, se balader et prendre le temps comme il venait, sans jamais le bousculer.

 

Tout ça pour dire que je vais suivre le rythme de mes envies, écrire le matin et profiter du reste de ces journées d'été pour faire autre chose. Mettre l'esprit en vacances en quelque sorte... Mais aussi récolter ce que l'on a semé et planté.

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Les chroniques du potager : saison 2016 #8 (juin)

Reprendre le rythme des publications par une nouvelle chronique du potager est dans la logique des choses, puisque c'est le premier endroit où je me suis rendue en revenant à Gap, après quinze jours entre la côte d'Opale et Paris. Je sais que je vous ai un peu délaissé, mais c'était pour mieux profiter de ma famille et de mes ami(e)s que je vois moins depuis que je me suis installée ici. Sans compter une connexion internet aléatoire (le wifi gratuit a ses limites). 

 

Les fraises, c'est surtout l'amoureux qui en a profité mais il en reste quelques-unes, sucrées, fermes, avec ce goût, le goût de la fraise poussée en terre que l'on finirait presque par oublier... 

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Les chroniques du potager : saison 2016 #7 (juin)

Fleur de pommes de terre
Fleur de pommes de terre

Quelques nouvelles du potager, que je rédige face à la Manche opalescente, à Wimereux, où je suis venue aérer la villa après un hiver humide et sans chauffage. Et trier mes affaires car j'ai encore pas mal (trop) de choses et que je ne vais pas tout déménager dans les Hautes Alpes. 

 

J'ai profité de la grève SNCF pour passer du temps au potager avant mon départ et y faire ce qui devait être fait. Et j'ai opté pour le co-voiturage, moins cher et plus sûr. Evidemment, j'ai laissé à Gap mon cahier / journal du potager, ce sera donc une chronique rédigée de mémoire. 

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Les chroniques du potager : saison 2016 #6 (Mai)

Le Panama qui a vécu, accessoire indispensable pour me protéger du soleil quand je suis au potager. 

 

Récemment, sur un blog que je lis de temps en temps, je suis tombée sur un billet d'humeur dans lequel la rédactrice se moquait des bobos (que je déteste cette étiquette) s'installant dans un "trou perdu" pour la citer, cultivant leur potager bio - "lubies de bobos" - et postant tous les matins sur Facebook bourgeons et semis. Loin de m'énerver, ça m'a plutôt fait rigoler. Je fais amende honorable, j'adore partager sur Instagram et Facebook l'avancement de mes semis et tenir cette chronique du potager. Cette activité, dont on peut se moquer, est pour moi comme pour d'autres, vitale. Et je ne parle pas seulement du fait que l'été, la production de notre potager nous permet de consommer ce que nous cultivons. 

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Les chroniques du potager : saison 2016 #5 (Mai)

En ce week-end de l'Ascension, je ne pouvais pas ne pas aller faire un petit tour au potager, d'autant plus que j'avais ces jolies cébettes à planter. Je pensais m'être un peu emballée au marché avec ces deux bottes mais finalement j'ai casé sans problèmes la cinquantaine de plants, principalement avec les fraisiers car la fraise aime l'oignon. 

 

Le vent ayant asséché la terre, il a fallu un bon coup d'arrosage sur les semis qui poussent bien. Et éclaircir aussi les épinards qui en avaient grand besoin. 

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Les chroniques du potager : saison 2016 #4 (avril)

Dernière chronique du mois d'avril, car à part deux trois petites choses à faire - enrichir la terre de trois parcelles et semer encore quelques pommes de terre - le reste se fera en mai, après les Saints de glace. 

 

Je suis donc montée au potager hier après-midi avec mon petit programme : semer les pommes de terre, de la laitue à couper et déplacer une rhubarbe qui chaque printemps repousse mais n'arrive pas à se développer (lui en donner la possibilité est la moindre des choses que l'on puisse faire). J'ai posté pour m'amuser ma tenue de potager sur Instagram, clin d'oeil à une amie qui vient de sortir un excellent livre - textes et illustrations - sur la mode en réseau. Ou comment les réseaux sociaux, terrain de jeux narcissiques, ont bouleversé le rapport au style et à la mode, ainsi que la communication de différentes industries. Ce type de photo est un grand classique de certaines tribus. Si vous êtes adeptes, notamment d'Instagram, vous savez de quoi je parle, sinon cliquez sur le lien pour en savoir plus. 

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Chronique #5 : en balade à Tallard

Depuis celle d'Embrun, vous avez dû capter que j'aime bien partir en balade à la découverte des Hautes Alpes, tant ce département offre une diversité de paysages et de terroirs. Mardi, j'ai donc pris le car pour Tallard, petite ville de 2200 habitants située à une quinzaine de kilomètres au sud de Gap, où l'on se sent vraiment aux portes de la Provence. Le lilas était déjà en fleurs et le vent qui était froid à Gap, avait à Tallard la douceur d'une brise méditerranéenne. 

 

A la confluence de deux zones, alpine et provençale, Tallard bénéficie d'un micro-climat et est connu de ceux qui pratiquent différents sports aéronautiques comme le trou bleu. Et ma foi, au vu des différentes photos prises pendant cette petite pérégrination, c'est assez clair et bleu. 

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Les chroniques du potager - saison 2016 #3 (avril)

Si vous avez lu l'épisode #2, vous savez donc que les parcelles étaient prêtes pour accueillir les semis. Après les épinards, ce fut au tour des petits pois, Merveille de Kelvedon, des fèves d'Aguadulce et d'un dernier rang d'ail. Pour la première fois, nous avons fait trempé la veille les graines de pois et de fèves dans l'eau. Au petit matin, les pois avaient tout absorbé et était joliment ronds et non plus ridés. 

 

Il ne restait plus qu'à semer. Ce fut samedi dernier, en occultant courbatures et tendinite (soignée efficacement avec emplâtres d'argile verte), que l'on s'est de nouveau penché et accroupi pour creuser les sillons et déposer les graines à intervalles réguliers. Voici la parcelle, place à la patience de voir pointer les premières pousses.

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Les chroniques du potager - saison 2016 #2 (avril)

J'avais besoin d'un break, d'une journée en plein air et il était temps de reprendre le chemin du potager pour les premiers semis de printemps. Constat du lendemain : des courbatures dans les cuisses et les bras et une tendinite au poignet droit (étant droitière, ça ne simplifie pas ma vie, je vous le dis). Le point positif, le  temps était magnifique et j'ai troqué un teint blanchâtre pour quelques couleurs.

 

Et surtout, surtout, j'ai déconnecté. Au risque de me répéter, je n'ai encore rien trouvé de mieux pour arrêter de penser que d'avoir les mains dans la terre. 

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Les chroniques du potager - saison 2016 #1

Le printemps, enfin. Et même si on n'y a pensé de temps en temps, le retour au potager devient enfin concret. Ce concret prend d'abord la forme d'un plan du potager (je suis du signe de la Vierge) dans ce cahier à l'imagerie enfantine. Je ne pousse pas le vice à le faire à l'échelle et mon talent pour le dessin laissant à désirer, le coloriage est limité. Mais j'aime bien colorier.

 

2016 sera la troisième saison décrite et annotée. Et mine de rien, c'est fort utile. Aussi bien pour la rotation des légumes et fruits, que pour les dates de semis et plantation à modifier par rapport à l'année dernière. Nous n'allons pas rajouter grand chose aux plantations habituelles si ce n'est des fèves et peut-être de nouvelles plantes aromatiques et médicinales.

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Chronique #4 :  Rhume et procrastination

On est bien peu de chose. Ou plutôt bien peu de chose (en l'occurrence un rhume carabiné avec inflammations des bronches) vous font renoncer à vos engagements (un article annoncé) et vous pousse inexorablement à la procrastination. 

 

Depuis trois jours, je fais donc le minimum syndical. Parce que j'ai la tête comme une pastèque et le nez dans les mouchoirs. Sortir me manque aussi mais je n'en ai ni la force ni le courage. Alors j'attends que ça passe et je me dis qu'il fallait bien une petite crève pour terminer l'hiver.

 

Pour clore cette semaine, j'avais envie de partager quelques photographies prises lors d'une balade dans les Hauts de Sainte-Marguerite, où je cueille chaque année des cynorrhodons pour en faire de la confiture. Que voulez-vous, l'enfermement forcé donne envie de nature. Demain est un autre jour et peut-être aurais-je plus de verve et d'entrain. 

 

Allez tchüss et bon week-end ! 

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Chronique #3: En balade à Embrun (et réflexions)

Paysage, landscape, Grand Morgon, montagnes, Hautes Alpes, Embrun

Quel rapport me direz-vous entre balade, chronique et réflexions (à part la nécessité de classifier) ? Le fait d'avoir été invitée par la radio libre et associative R.A.M pour parler de ce blog. Je les remercie infiniment de m'avoir donné cette demi-heure pour parler de moi et de cette Gazette. Car cela m'a permis, mine de rien, en préparant cette interview, de faire un petit bilan perso de ces presque six mois de publications. Je ne connais pas encore la date de diffusion (pour ceux que ça intéresseraient d'entendre le son de ma voix et mes propos, je l'annoncerai sur la page Facebook de La Gazette).

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Voir Demain et se dire que c'est possible maintenant

C'est l'effet galvanisant de Demain, le film de Cyril Dion et Mélanie Laurent, de se dire en entendant les applaudissements d'une salle d'art et essai comble et conquise que oui, il est possible de mettre en place des solutions simples pour mieux vivre ensemble et réinventer nos sociétés, nos modes de consommation, de production et d'échanges. 

 

A peine le générique terminé et les lumières rallumées, ma voisine que je ne connaissais pas s'est tournée vers moi pour me dire "alors qu'est-ce qu'on fait ?". Touchée par le mouvement des Incroyables Comestibles à Todmorden, elle s'interrogeait, pourquoi pas ici à Gap (j'y ai déjà pensé aussi). Et je lui ai appris que ce mouvement avait bien essaimé aussi en France. 

 

Demain, le film est un "feel good movie". On sort de la salle regonflé à bloc, porté par tout ces témoignages d'hommes et de femmes, d'agriculteurs, de chefs d'entreprises, d'élus, de membres d'associations, d'enseignants, d'artisans qui un jour se sont posés la question de quoi faire et comment et l'on fait. 

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David Bowie is

Ce n'était pas le post prévu mais voila, David Bowie est parti danser dans les étoiles et vérifier s'il y avait une vie sur Mars nous laissant un peu désemparés, tristes, avec des vagues et des vagues de souvenirs qui nous submergent. Alors depuis ce matin, je réécoute ses albums avec des larmes aux yeux, des frissons mais aussi des sourires et parfois une furieuse envie de chanter et de danser. 

 

Ces artistes avec lesquels on a grandit, qui nous ont fait rêver, qui nous ont inspiré, qui nous ont ouvert des horizons, on a du mal à imaginer qu'ils puissent disparaître. Mais disparaissent-ils vraiment ? Non en fait. Ils emportent une part de notre adolescence, de notre vie d'adulte (et il me semble que c'est ce qui nous rend si triste), mais l'oeuvre est là, bien vivante.

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Chronique #2 : Je suis toujours Charlie

Je me souviens de la sidération et de l'immense tristesse qui m'ont envahies le 7 janvier 2015. Je me souviens que je n'arrivais pas à décrocher des réseaux sociaux et de leurs fils d'actualité jusqu'à la nausée. Je me souviens qu'on est sorti pour ne pas être seuls ce soir là et partager avec d'autres notre peine et notre chagrin. On a bu des bières, on a raconté des conneries, on a ri pour ne pas pleurer. 

 

Ce n'était pas suffisant, il a fallu mettre des mots sur cet état dans lequel me laissait cet attentat. Cette petite gazette n'existait pas encore alors mes mots je les ai publiée ici et , et à les relire (sans prétention aucune), je n'y changerais rien. 

 

Je suis toujours Charlie. 

 

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Belle année 2016 (ciao 2015) !

Nicole et Antonino Rubino (2014) - Dancing d'Achille Mauzan
Nicole et Antonino Rubino (2014) - Dancing d'Achille Mauzan

 

"On voit à la démarche de chacun s'il a trouvé sa route. L'homme qui s'approche du but ne marche plus, il danse..." F. Nietzsche

 

Peut-être me verrez vous danser en 2016 dans les rues de Gap ou ailleurs... en tout cas je le souhaite, cela voudra dire que j'ai trouvé ma route et que je m'approche au plus près du but, encore un peu flou, mais dont ce blog fait sans aucun doute partie.

 

Je ne suis pas très douée pour les bilans (et encore moins pour les bonnes résolutions). 2015 aura été une année étrange, faite de bouleversements, de changements, de remises en questions, de réflexions par rapport à la société dans laquelle nous vivons. Et comment mieux vivre ensemble. Je sais ce qui ne me convient plus, et ce dont j'ai envie devient de plus en plus clair. 

 

 

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La Gazette vous souhaite un Joyeux Noël !

Cette Gazette a tout juste quatre mois d'existence. Et je remercie infiniment ceux et celles qui me lisent, me suivent sur Instagram ou Facebook. Vous n'imaginez pas à quel point cela me fait plaisir et me conforte.

 

Je ne suis pas vraiment une adepte des bilans de fin d'année. D'autant que celle qui se termine fut difficile à bien des égards.

 

Alors pour le moment, je vous souhaite un très Joyeux Noël et un excellent réveillon (où l'on mangera et boira plus que de coutume mais c'est ça qui est bon).

 

Prenez soin de vous, de vous proches. Amusez vous et profitez un max du plaisir d'offrir et de la joie de recevoir. (Cliquez sur la suite)

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